Pink blood : La violence homophobe au Canada

Douglas Victor Janoff

Couverture d’ouvrage : Pink blood : La violence homophobe au Canada

Note : Il nous été rapporté que ce livre paru en 2007 utilise un lexique qui n'est plus à jour et donc non approprié pour certains sujets traités dans ce livre. Veuillez en tenir compte lors votre lecture.

Cet ouvrage pluriel aborde sous tous ses angles et sous toutes ses coutures la dure réalité de la violence homophobe. Les exemples sont canadiens ― le livre analyse 120 homicides et plus de 350 actes de violence envers la communauté gaie, qui se sont produits au Canada depuis 1990 ―, mais chacun et chacune s''y reconnaîtra sans peine, peu importent son lieu d''origine, son âge, sa culture, sa religion ou même son orientation sexuelle. Car la violence n''a ni sexe ni visage, elle n''a que la haine pour tout motif de survie.

Les victimes de violence homophobe ne sont pas seulement attaquées physiquement, on les agresse aussi dans leur identité et dans leur sentiment d''appartenance à la société. Dans la majorité des cas d''agression homophobe que j''ai recensés, les hommes étaient seuls au moment de l''agression. Plus de la moitié des attaques se sont produites dans des endroits déclarés gais et, dans 40 % des cas, il y avait de multiples agresseurs. Près des deux tiers des victimes d''homicide dont j''ai étudié le cas ont été tuées à domicile. Les rencontres organisées par l''entremise d’internet, de lignes téléphoniques et d''annonces classées ont donné lieu à des vols et à des voies de fait et ont parfois entraîné la mort.

Les transsexuelles semblent être agressées et tuées en plus grand nombre. Les prostitués gais sont pris pour cibles; ceci dit, un important pourcentage des tueurs dans mon échantillon étaient également des prostitués. De plus, on sait que les prisonniers gais et autres détenus vulnérables sont la cible d''agressions physiques et sexuelles et de coercition sexuelle dans les prisons canadiennes.

« Si nous ne pouvons pas nous sentir en sécurité au Canada, où diable le pourrons-nous ?»

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411 pages

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