Ivan Illich

Couverture d’ouvrage : Le travail fantôme
Partie de Ivan Illich séries :
  • Le travail fantôme

On n'a pas oublié les "mises en garde" d'Ivan Illich à propos de l'école, de la médecine, de l'énergie, de la société industrielle en général. Les levées de boucliers n'ont pas manqué, venant d'horizons divers, mais tous "colonisateurs" à des titres divers. Les cinq essais qui composent ce nouveau livre s'adressent aux "colonisés", c'est-à-dire à une immense majorité de gens pris en main ("la colonisation du secteur informel"), pris en charge ("valeurs vernaculaires" et "répression du domaine vernaculaire"), mais qui commencent à revendiquer leurs responsabilités ("la recherche conviviale"). L'essai qui clôt l'ouvrage et lui donne son titre dégage cette idée essentielle : de tous et de toutes - les femmes ayant été en quelque sorte les cobayes - est exigée de façon croissante une masse d'efforts non rétribués, non reconnus, non avoués, sans lesquels pourtant l'économie de la société industrielle n'existerait pas, car sa machine s'en nourrit : travail fantôme de la ménagère, du consommateur de soins, de l'étudiant infantilisé dans un apprentissage stérile, du banlieusard perdant au sens propre son temps à aller au travail. Ainsi s'ajoute à la peine des hommes un labeur de l'ombre imposé à des victimes consentantes mais qui pourraient bien un jour en demander compte.

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